De la Préceptorerie de Fareyroles

Lorsque les propriétaires de cette maison l’ont découverte en 1989, celle-ci était à l’abandon depuis une douzaine d’années. Les ronces et les orties avaient envahi le chemin d’accès, la cour intérieure ainsi que le jardin attenant. Seul, un petit sentier, faisant le tour de la maison, subsistait.
Enfin, ils venaient de dénicher la maison de leurs rêves, après une quête de neuf ans pour essayer de trouver une ancienne maison ayant appartenu à la « Milice du Temple » qui correspondent à l’idéal qu’ils s’en faisaient, mais aussi par rapport à leurs ressources financières.

commanderuineCette maison est donc bien une ancienne Préceptorerie de la « Milice du Temple » dont la date de construction semblerait se situer autour de 1245 pour la partie la plus ancienne.
Lorsque cet Ordre religieux a été dissout en 1312, elle est devenue une propriété de l’Ordre de Malte vers 1314 et ce jusqu’à la Révolution.
Cette habitation a été ensuite vendue aux enchères pour devenir la demeure particulière d’un fermier.
Ce bâtiment est à la limite de trois départements (Cantal, Haute-Loire et Puy de Dôme) et à peu de distance du château de Léotoing. A proximité de la Limagne et du Brivadois, il s’insère dans une région assez riche en patrimoine historique de qualité.
Cette demeure est bâtie sur la pente Est d’un plateau au pied duquel coule un petit ruisseau qui s’assèche pendant les périodes estivales. Elle est à l’écart du hameau de Fareyroles distant d’une centaine de mètres et d’une colline boisée de feuillus et de quelques résineux lui fait face à environ deux cent mètres.
Malgré les outrages du temps et les affronts continus des hommes, cette bâtisse conserve des vestiges intéressants, bien que les remaniements successifs au cours des siècles, qui n’étaient pas toujours bien appropriés, ont éliminé peu à peu bon nombre d’entre eux.
Pendant plus d’un an, à raison d’un à deux week-ends par mois (sauf pendant la période hivernale) les acquéreurs de cette demeure ont commencer par passer leur temps :

  • A débroussailler le chemin communal pour accéder plus facilement à cette maison.
  • A enlever toutes sortes de détritus (vieux piquets, rouleaux de barbelés, vieilles bobines de fils, etc.) dans la cour et le jardin.
  • A éliminer les ronces et les orties qui envahissaient la cour et le jardin de cette maison.
  • A débarrasser l’intérieur de la maison de gravats divers (vieilles poutres, ferrailles, etc).
  • A tondre régulièrement le chemin d’accès pour qu’il reste praticable.
  • A tondre également la cour et le jardin pour rendre la maison plus accueillante.

Tous ces travaux préparatoires étaient nécessaires pour permettre à l’architecte d’effectuer toutes les mesures utiles pour l’établissement d’un premier jet de plans et la rédaction d’une pré-étude financière.

Puis dans un deuxième temps, ils ont :

  • Élargi le chemin communal pour permettre aux entreprises d’accéder au chantier.
  • Poursuivi l’élimination des mauvaises herbes.
  • Passé régulièrement la tondeuse tout autour de la maison.
  • Effectué quelques plantations pour embellir l’environnement de cette maison.

Après avoir obtenu le financement des aménagements nécessaire pour rendre cette demeure habitable, les travaux démarraient. Au cours de cette première série de travaux, ils ont commencé à rencontrer différents problèmes qui allaient crescendos.
Tout d’abord, ils ont eu un premier avertissement avec le charpentier qui a abandonné le chantier pendant trois mois.
Ensuite, un deuxième avec le menuisier et l’architecte qui se sont ligués contre eux pour leur faire payer des menuiseries défectueuses. Cela s’est terminé, avec ses deux derniers, par un procès qui a duré neuf ans.
Enfin, toute une série de petits phénomènes, notamment une nette diminution de leurs possibilités financières par la perte d’emploi de la femme, qui en se cumulant commençaient sérieusement à les atteindre moralement.

Alors, en 1992, pour enrayer l’apparition de nouveaux problèmes, ils ont décidé de demander, à Jean-Louis Augay d’effectuer une étude et de réaliser quelques aménagements afin d’améliorer l’harmonisation de cette maison.

Aujourd’hui, d’autres types de travaux peuvent et doivent être effectués dans cette demeure, afin de rétablir sa fonction d’échangeur cosmo-tellurique de forte puissance et pour que sa structure, composée des différents taux vibratoire, nous fasse profiter pleinement de son rayonnement permanent tant sur un plan horizontal que sur un plan vertical de notre environnement.
Cette demeure a été, est et sera également en lien permanent avec tout un groupe d’édifices spécifiques sur l’ensemble de notre planète.
Ce lieu et cette maison, en retrouvant leurs fonctions originelles, seront alors le relais d’une puissance invisible dont on ne connaît pas l’origine, l’espace et la durée.
L’intensité des taux vibratoires présents en ce lieu et cette maison, la vigueur des différents réseaux telluriques qui les parcoure et la puissance des énergies cosmo-telluriques qui les traverse devront être canalisé.
Alors ce lieu pourra enfin diffuser, réguler, harmoniser et communiquer ses énergies qui favorisent l’accès à la spiritualité et établissent un lien avec le divin.
Mais, avant d’étudier cette demeure historique, nous allons faire un tour dans le passé pour découvrir ensemble ce que fut cet ordre et qui demeure encore de nos jours si prestigieux auprès de nombreuses personnes.
A travers ces chevaliers de la « Milice du Temple » porteurs d’une connaissance, nous essayerons de mieux comprendre le rôle qu’ils ont accompli pendant une période de notre histoire lors de la construction d’un dispositif de cathédrales dédiées à « Notre-Dame » et dont l’ensemble participe à l’harmonie du plan cosmique.
Saluons ces chevaliers de la « Milice du Temple » qui rendaient hommage à la « Vierge Marie » et à travers elle  la « Vierge Cosmique » : « La Mater Nostras ».
Maintenant, partons ensemble pour un voyage dans le passé et rêvons à leur chevauchée fantastique pour essayer de lever en partie le voile sur certaines transmissions initiatiques.

Après un bref passage dans le passé, nous aborderons l’étude géobiologique et l’examen Feng-Shui de cette propriété. Ce sera le mariage d’une technique orientale et occidentale.
Si Feng-Shui veut dire vent et eau, cette demeure se trouve située à la rencontre de l’eau et du feu, au pied du plus septentrional volcan d’Auvergne.

Lorsque son aménagement tant extérieur qu’intérieur sera terminé, cette demeure pourra vous accueillir et vous proposer un séjour dans celle-ci qui devrait être le plus agréable et le plus reposant possible.
Elle devrait vous laisser un souvenir inoubliable sur tous les plans.

La Préceptorerie de Fareyroles au fil du temps

 

Rappel historique :

L’absence de documents ne permet pas de dater avec précision quand les moines soldats s’installèrent à Fareyroles. Toutefois, un document de 1295 atteste que le lieu de Fareyroles appartenait bien à la Milice du Temple.

Ce document est un accord de justice qui, en 1295, le 10 septembre, samedi après la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, mit en présence la Milice du Temple à l’apogée de sa puissance temporelle et la famille des comtes Dauphins d’Auvergne.

Cette convention met en présence d’une part Pierre de Madic, Maître de la Milice du Temple en Auvergne et d’autre part le comte Robert II Dauphin d’Auvergne accompagné par son oncle le comte Hugues Dauphin d’Auvergne.

Cet accord a pour arbitre Gérard Aultier, vicaire perpétuel de l’abbaye de Saint Germain-Lembron et parmi les témoins nous notons la présence de Maître Léobin, chanoine de Brioude et de Philippe de Roucoules en qualité de seigneurs voisins des contractants à cause de leurs possessions mitoyennes.

En 1255, les comtes Dauphin d’Auvergne ont acquis par contrat régulier les terres du seigneur de Léotoing, tel qu’il semble ressortir de l’inventaire des titres de la maison de Mercoeur.

Lorsque la terre de Léotoing fut en possession des Dauphins d’Auvergne, ils s’empressèrent de témoigner de leur vertu d’administrateur en octroyant dès 1264 une charte de coutumes et de privilèges aux habitants du lieu qui est un modèle du genre dans les chartes seigneuriales du 13ème siècle. Cette charte fut confirmée le 24 juillet 1322 par Jean Dauphin d’Auvergne, propriétaire de la seigneurie de Léotoing.

Il n’est pas inutile de rappeler que pour l’histoire de Fareyroles que Guido, fils de Robert II Dauphin d’Auvergne, était chevalier du Temple et Maître d’Aquitaine.
Le 18 mars 1314, il fut brûlé, sur une petite île à Paris, en même temps que Jacques de Molay sur ordre de Philippe Le Bel.

La Préceptorerie de Fareyroles n’est pas mentionnée dans le dénombrement des Préceptoreries de la Milice du Temple en Auvergne qui ont été rétrocédées à l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem en 1314. La Préceptorerie du Temple de Fareyroles réapparaît en 1511 sous le terme de Chastellenie de Fareyroles.

En 1515, le frère prieur de Saint Symphorien de Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem lui donne le rang de commanderie.

En 1669, l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem reprend l’accord de 1295 non seulement sur les dispositions de justice mais également sur un relevé très précis des zones de la juridiction.

Nous pouvons nous rendre compte, malgré l’absence de documents, qui va de 1313 à 1515, que cette maison de la Milice du Temple n’a pas bénéficié d’accroissements, mais bien au contraire a été l’objet d’empiètements successifs, soit par un non renouvellement des terriers ou soit plus certainement par usurpation des titres. Les documents font de nouveau défaut à partir de la révolution.