L’Ordre du Temple d’hier à aujourd’hui

 

 Devise des Templiers :

« Memento finis » in Christianus » « Pense à ta fin », en chrétien
« Memento finis » in militis » « Pense à ton but » en soldat

Cet Ordre n’a pas cessé au cours des siècles d’exciter la curiosité de tous les passionnés d’histoire.

« La Milice Du Temple » eut une vie officielle de 1118 à 1312, soit 194 ans.

Durant presque 2 siècles, 23 Grands Maîtres se succédèrent à la tête de l’Ordre :
01. Frère Hugues de PAYENS en 1118.
02. Frère Robert de CRAON en 1136.
03. Frère Evrard des BARRES en 1148.
04. Frère Bernard de TRAMELAY en 1152.
05. Frère André de MONTBARD en1154.
06. Frère Bertrand de BLANQUEFORT en 1156.
07. Frère Philippe de NAPLOUSE en 1169.
08. Frère Eudes de SAINT AMANT en 1170.
09. Frère Arnault de TORROGE en 1181.
10. Frère Jehan de TERRIC en 1185.
11. Frère Gérard de RIDEFORT en 1187.
12. Frère Robert des SABLES en 1191.
13. Frère Gilbert d’ ERALS en 1193.
14. Frère Philippe du PLAISSIEZ en 1201.
15. Frère Guillaume de CHARTRES en 1210.
16. Frère Pierre de MONTAIGU en 1219.
17. Frère Armand de PERIGORD en 1233.
18. Frère Guillaume de SONNAC en 1245.
19. Frère Armand de VICHY en 1250.
20. Frère Thomas BERARD en 1252.
21. Frère Guillaume de BEAUJEU en 1273.
22. Frère Thibaud de GAUDINI en 1291.
23. Frère Jacques de MOLAY en 1292

Son abolition demeure encore de nos jours l’un des mystères les plus obscurs de l’histoire et divise nombres d’historiens sur leur culpabilité ou non culpabilité.
A la fin du XIème siècle, l’Islam traversait une période de morcellement et de stagnation politique.
Pendant ce temps, l’Occident connaissait une phase d’expansion provoquée non seulement par un réveil économique et une envolée démographique, mais aussi par un changement des mentalités et une mutation sociale.
Les Arabes sont repoussés petit à petit vers le sud de l’Espagne par les chrétiens des comtés du Nord du pays (Léon en 910, Castille en 951, Catalogne en 985, Aragon en 1035), c’est la « Reconquista ».

En 1054, le patriarche de Constantinople Michel Keroularios entre en conflit avec le pape Léon IX et cela aboutit à la rupture définitive des Églises Grecques et des Églises Latines, c’est le « Grand Schisme d’Orient ».

En 1071, l’Empire Byzantin abandonnait les derniers morceaux de territoire qu’il possédait dans le sud de l’Italie.
En même temps que s’édifiait une multitude de châteaux pour assurer le pouvoir des chevaliers sur les paysans, une véritable ferveur emplit chaque village pour construire une église plus somptueuse que celle de son voisin.
Le clergé et les seigneurs laïcs se livraient une véritable bataille pour le pouvoir et les bénéfices.

En 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II demande de délivrer les Lieux Saints.

En 1096, début de la première croisade avec d’abord les pèlerins de la « croisade Populaire » de Pierre l’Ermite et de Gauthier Sans Avoir qui se font massacrer par les Turcs en Asie Mineure.

En 1097, la « Croisade des Barons » délivre et restitue Nicée aux Byzantins, puis vainc les Turcs à Dorylée.

En 1098, les croisés s’emparent d’Édesse et d’Antioche. Reniant leurs engagements, ils ne les cèdent pas aux Byzantins, mais créent le Comté d’Édesse au profit de Baudouin Ier de Boulogne et la principauté d’Antioche au profit de Bohémond Ier, fils aîné de Robert Guiscard.

Le 15 juillet 1099, les croisés s’emparent de Jérusalem, Godefroi de Bouillon prend le titre d’avoué du Saint-Sépulcre.

En 1104, Hugues de Payns se rend pour la première fois en Terre Sainte pour accompagner le comte Hugues de Champagne y faire un pèlerinage. Ils en revinrent en 1107.

En 1113, se crée l’Ordre Des Chevaliers Hospitaliers De Saint-Jean De Jérusalem.
A Jérusalem, quelques Chevaliers français décidèrent de se consacrer à la défense des Pèlerins qui se rendaient aux Lieux Saints et à la sauvegarde du Saint-Sépulcre.
Hugues de Payens, instigateur de cette détermination, s’entoura de huit compagnons qui furent :

-Geoffroy de Bisol.
-Geoffroy de Saint-Omer,
-Archambault de Saint-Aignan,
-Pagan de Montdidier surnommé « Nard »,
-André de Montbard, oncle maternel de Saint-bernard,
-Gondemar,
-Roral ou Eral,
-Hugues Rigaud.

Le début de l’Ordre du Temple se situerait le 27 décembre 1118 à Jérusalem où ces 9 chevaliers créèrent une communauté sous l’aval du patriarche de Jérusalem Gormond de Picquigny ou Guartimond ou Guarmond ou Waremond (prélat originaire de Picardie) et surtout avec l’investiture de Théoclet patriarche d’Antioche, soixante dixième successeurs de l’apôtre Jean.
Sous la règle de Saint Augustin, ils prononcèrent les trois vœux de perpétuelle obéissance, de chasteté et de pauvreté par l’abdication de leur volonté.
Elle prit le nom de : ‘PAUPERES COMMILITONES CHRISTI TEMPLIQUE SALOMONICI » soit en français :  »LES PAUVRES CHEVALIERS DU CHRIST DU TEMPLE DE SALOMON ».
Ces chevaliers avaient pour mission de défendre les pèlerins des brigands et ils s’étaient engager à sauvegarder routes et chemins menant à Jérusalem pour le salut des pèlerins (« ut vias et itinera, ad salutem peregrinorum contra latronum ») et pour la rémission de leurs péchés.

Ils s’installèrent dans une des salles de la résidence de Baudoin II, roi de Jérusalem, près de l’emplacement de l’antique Temple de Salomon.
La double nature de « La Milice Du Temple », à la fois spirituel et militaire, présentait l’avantage d’attirer en son sein cette aristocratie laïque dont l’église craignait les débordements.
Cependant, la notoriété du Temple ne parvenait pas à s’étendre au-delà de la Terre-Sainte.
Après deux tentatives infructueuses qui avaient été faites probablement en 1120 et 1125 par André de Montbard et Gondemare, Hugues de Payns décida de retourner en Occident.
En 1127, Hugues de Payns est accompagné de cinq autres chevaliers (Godefroy de St-Omer, Payen de Montdidier, Geoffroy Bissol, Archambault de St-Amand et Rolland), pour rencontrer le pape Honorius II et Saint Bernard afin de leurs remettre un message du roi Baudoin II et du patriarche de Jérusalem.
Fort de ce soutien, Hugues de Payns avait trois objectifs :

-Faire reconnaître cet Ordre rattaché aux chanoines du Saint-Sépulcre qui suivait comme eux la règle de Saint-Augustin par l’Église et lui donner une règle

-Donner une légitimité à l’action des Templiers puisque la dénomination de moine-chevalier, un amalgame d’une nouveauté absolue, pouvait être en contradiction avec les règles de l’Église et de la société en général.

-Recruter de nouveaux chevaliers et obtenir des dons qui feraient vivre cette Milice en Terre Sainte.

La tournée occidentale des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon commença en Anjou. Là, ils reçurent leur premier don (trente livres de sous angevins) de la part de Foulque, comte d’Anjou.
Ils passèrent  ensuite par le Poitou, la Normandie, l’Angleterre (où ils reçurent de nombreux dons), la Flandre et enfin la Champagne.

Le patriarche de Jérusalem Etienne de la Ferté sollicita le pape Honorius II de leur accorder une règle pour la création d’un ordre à la fois religieux et militaire. Ce qui fut fait très exactement le jour de la Saint Hilaire, le 13 janvier 1128, dans la ville de Troyes, où s’était réuni un important concile. L’Abbé Saint Bernard de Clairvaux, mystique et érudit, homme d’État et homme de Dieu, a été l’un des principaux instigateurs et a soutenu ce nouvel ordre chevaleresque dans son « De Laudes de Novea Militia », qu’il a rédigé après la création officielle de « La Milice du Temple ».

Dans les six années qui suivirent, « La Milice du Temple » reçut les preuves de l’enthousiasme que soulevait le but de sa création. Saint Bernard le recommanda aux princes chrétiens et lui fit obtenir des bénéfices importants. Il écrivit même une exhortation intitulée : « De Militia Dei », à l’adresse des Chevaliers du Temple. Empereurs, rois, papes et princes de tous pays ne cessaient de faire des dons à l’Ordre, si bien qu’en 1143, Louis VII limita les libéralités trop enthousiastes.

Lors de leur premier chapitre environ 300 Templiers se réunirent à Jérusalem, la plupart issus de la haute noblesse occidentale.
Le pape Eugène III, en 1146, leur accorda le droit de mettre la croix rouge sur leur manteau du côté gauche.

Le 27 avril 1147, l’Ordre tint à Paris dans sa maison dite « Le Temple », située sur le Grand Pont (Pont au Change) un chapitre où assistaient cent trente chevaliers ayant le pape Eugène III à leur tête. Le roi Louis VII était également présent à ce chapitre qui avait été réuni pour préparer sa croisade et c’est ce qui permit à Louis VII de partir le samedi 14 juin 1247 pour la Terre Sainte.
La Maison du Temple de Paris fut d’abord une maison importante avant de devenir le chef-lieu de la province de France. Puis, elle devint la maison cheftaine pour toutes les provinces d’Occident.

A son retour de Palestine, en 1149, Louis VII écrivit à son ministre Suger certaines lettres dans lesquelles il rendait compte des services qu’il avait reçus des Templiers, en Asie, et défendit qu’il soit jamais porté atteinte à leurs droits et à leurs biens dans toute l’étendue de son royaume. Les Templiers étaient exempts d’impôts, de charges de toute nature, du paiement des droits domaniaux. Ils ne devaient pas le service militaire au roi et ne devaient service que pour la croisade.
Alliant les abstinences du cloître à la valeur du soldat, le courage à l’abnégation, les Chevaliers du Temple rendirent d’éminents services aux croisés. On dit même que les Émirs, avant de passer traité, exigeaient la garantie des Chevaliers du Temple qu’ils considéraient comme des hommes purs et droits, incapables de faillir à leur parole.

En 1173, le pape Alexandre III par une bulle soustrait les Templiers à l’autorité du Patriarche de Jérusalem, et rapporte au Saint-siège les affaires de l’Ordre. Cette bulle fut confirmée par Grégoire VIII, en 1188.
Les possessions du Temple en Orient et en Occident étaient immenses, l’Ordre possédait des terres, des fiefs, des cités mêmes avec leurs revenus, en 1193.
La même année, de par le pape, Innocent III, ils furent exempts de tout impôt s’appliquant au clergé.
Les Templiers accordèrent au pape Innocent III l’affiliation honorifique à « La Milice du Temple », ce qu’ils refusèrent plus tard à Philippe Le Bel.
A ceux qui persistent à croire que les Templiers étaient infectés de manichéisme, il n’y a que les arguments suivants à leur proposer pour les contredire :

– Le pape Innocent III était affilié à « La Milice du Temple » au moment où il faisait exterminer les Cathares dans le Languedoc-Roussillon.
– Innocent III exerçait une surveillance active, voire incessante sur l’orthodoxie de tous les Ordres Religieux.
– Sous son pontificat, un grand nombre d’Églises eutychiennes, monophysites, de Mésopotamie, d’Arménie, de Géorgie se rangèrent au dogme romain.
– Ce pape se préoccupa d’une manière toute particulière des intérêts temporels de « La Milice du Temple » et rien n’attira ses soupçons sur les Templiers.

Bientôt les Templiers devinrent plus riches que les rois et par leurs privilèges pesèrent sur les biens de l’Église.
L’habitude des rois d’emprunter de l’argent aux Templiers date des premières années de leur établissement à Paris.
La Maison du Temple à Paris était non seulement la maison cheftaine de l’Ordre du Temple en France, mais le centre administratif et financier de celui-ci. « La Milice du Temple » avait toutes ses archives dans la Tour et elle abritait également le trésor des rois de France. « La Milice du Temple » avait non seulement le dépôt et l’administration d’une partie des trésors royaux, mais elle avait aussi la gestion des finances de princes, de seigneurs, de prélats etc. Même de simples particuliers n’hésitaient pas à lui confier la gestion de leurs fonds.

parisParis et la maison du Temple en 1572

Lors du paiement de la rançon de Saint Louis après Damiette, en 1250, les Chevaliers avancèrent au roi 200.000 livres. A ce sujet, on leur a reproché d’être cupides. C’est mal interpréter leurs intentions. Les Templiers ne voulaient pas livrer les trésors qui étaient confiés à leur garde et ne pouvaient disposer librement des biens de l’Ordre.

En 1229, l’accord était manifeste entre le Saint-siège et « La Milice du Temple », car le pape Grégoire IX refusa à l’empereur Frédéric II, le secours des Templiers, en Terre Sainte.
Cependant l’accord ne dura pas. Une lettre du pape Clément IV, en 1265, montre les Templiers dédaignant de se soumettre à son autorité. Clément IV leur prédit que s’ils se brouillaient avec la papauté, leur ruine serait complète.

Par contre, un acte solennel est établi, en 1279, entre Philippe le Hardi et les Chevaliers fixant soigneusement les limites du domaine de haute justice concédées aux Templiers.
Le Concile de Salzbourg, tenu en 1291, et plusieurs autres assemblées ecclésiastiques, avaient proposé de réunir en un seul ordre les deux organisations : Templiers et Hospitaliers. Ce projet fut discuté, mais n’aboutit pas du fait du refus des deux Grands-maîtres que se montrèrent hostiles à ce plan.

Les Templiers furent les derniers chrétiens qui défendirent la cause des Croisades, mais ils furent vaincus le 28 mai 1291 à Saint-Jean-d’Acre par les Sarrasins.
Le 3 août de la même année, les musulmans les obligèrent à évacuer l’importante place forte de Tortose, elle-même protégée par l’impressionnante forteresse de Châtel Blanc. Thibaud de Gaudini, chevaliers, sergents et turcoples se réfugièrent dans un premier temps dans l’île fortifiée d’Arade.

En 1299, « La Milice du Temple » entreprit une expédition en Terre Sainte et remporta une grande victoire contre le sultan d’Égypte dans les environs d’Emesse. Les chevaliers de « La Milice du Temple » entrent dans les villes d’Alep et de Damas sans grandes difficultés. Puis, c’est au tour de Jérusalem de tomber entre leurs mains. En apparence, personne n’ose s’opposer à leur conquête. Malheureusement, les troupes des puissances occidentales tardent à venir. « La Milice du Temple » se trouve alors abandonnée à elle-même et elle est dans l’impossibilité de se maintenir en Terre Sainte car elle est menacée par l’armée du sultan d’Égypte.

Pour éviter le même massacre qu’à Saint Jean d’Acre, « La Milice du Temple » quitte la Terre Sainte et retourne sur l’île de Tarade. De là, elle mène de nombreux raids contre les bateaux musulmans qui incommode tellement le gouverneur de Phénicie qu’il finit par demander de l’aide.

Alors, en septembre 1302, les musulmans assiégèrent l’île. Les Templiers furent forcés de céder face au nombre. Les musulmans occupèrent l’île, massacrèrent les turcoples et emmenèrent cent vingt Templiers captifs au Caire.

Les Templiers survivants se réfugièrent à Limassol, dans l’île de Chypre, avec les Hospitaliers et les Teutoniques. Les Chevaliers restèrent là jusqu’en 1304.

Les Chevaliers de « La Milice du Temple » se retirèrent ensuite dans un premier temps en Sicile pour aider le roi de cette île à mener une expédition contre la Grèce. Ils dédaignèrent les possessions qu’ils venaient de conquérir et vinrent, dans un second temps, s’installer majoritairement en France avec toutes ses richesses.
Les acquisitions faites depuis près de 2 siècles par « La Milice du Temple » étaient devenues considérables. Elle absorbait peu à peu une partie du territoire français, anglais, espagnol, etc.

Les Templiers possédaient des richesses immenses qui augmentaient d’année en année par les biens issus du travail de leurs préceptoreries (bétail, agriculture,etc…).
Mais surtout, ils possédaient une puissance militaire équivalente à plus de quinze mille hommes dont mille cinq cents chevaliers entraînés au combat, force entièrement dévouée au pape. Par conséquent, une telle force ne pouvait que se révéler gênante pour le pouvoir en place.

Il est à ajouter que les légistes royaux, formés au droit romain, cherchaient à exalter la puissance de la souveraineté royale. Or, la présence du Temple en tant que juridiction papale limitait grandement le pouvoir du roi sur son propre territoire.
L’attentat d’Agnagni est un des reflets de cette lutte des légistes pour assurer un pouvoir aussi peu limité que possible au roi. La position des légistes en tant que conseillers du roi a sûrement eu une influence sur Philippe le Bel.

Suite à la perte d’Acre, un projet de croisade germa de nouveau dans l’esprit de certains rois chrétiens mais aussi et surtout dans celui du Pape Clément V. Le pape désirait également une fusion des deux ordres militaires les plus puissants de Terre Sainte et le fit savoir dans une lettre qu’il envoya à Jacques de Molay en 1306. Le grand Maître y répondit par une autre lettre dans laquelle il s’opposait à cette idée, sans pour autant être catégorique. Cependant, les arguments qu’il avança pour étayer ses propres idées étaient bien minces…
L’idée de détruire l’ordre du Temple était déjà présente dans l’esprit du roi Philippe IV le Bel, mais ce dernier manquait de preuves et d’aveux afin d’entamer une procédure.
Ce fut chose faite grâce à un atout majeur déniché par Guillaume de Nogaret en la personne d’Esquieu de Floyran, un ancien Templier. Celui-ci avoua en 1305 au roi de France les pratiques obscènes des rites d’entrée dans l’ordre et Philippe le Bel, personnage très pieux, fut choqué par de tels actes. Il écrivit donc au Pape pour lui faire part du contenu de ces aveux.

En même temps, Jacques de Molay, au courant de ces rumeurs, demanda une enquête pontificale au pape. Ce dernier la lui accorda le 24août 1307.
Cependant, Philippe le Bel était pressé. Il n’attendit pas les résultats de l’enquête et dépêcha des messagers le 14 septembre 1307 à tous ses sénéchaux et baillis, leur donnant des directives afin de procéder à une arrestation massive des Templiers en France au cours d’une seule et même journée, le vendredi 13 octobre 1307. Le but de cette action menée sur une journée fut de profiter du fait que les Templiers étaient disséminés sur tout le territoire et ainsi d’éviter que ces derniers, alarmés par l’arrestation de certains de leurs frères, ne se regroupent et deviennent alors difficile à arrêter.
Aussi, le Vendredi 13 octobre 1307, Philippe IV « Le Bel » ordonna l’arrestation de tous les Templiers de France.

La plupart d’entre eux furent arrêtés et soumis à la question. Certains périrent des suites de ces tortures et d’autres furent brûlés vifs comme relaps, c’est-à-dire pour avoir renié des aveux obtenus sous la menace.
L’intention de Philippe « Le Bel » fut de porter un coup à l’église catholique romaine, de diminuer sa richesse, son influence et sa puissance territoriale dont l’église jouissait en Occident.
Les causes peuvent se résumer ainsi :

– Causes politiques,
– Causes financières,
– Causes spirituelles.

Philippe « Le Bel » espérait ainsi, enrichir l’état et s’enrichir lui-même des dépouilles de « La Milice du Temple ».
Le roi manqua son but.
La « Milice du Temple » ne fut ni jugée, ni condamnée en jugement car la majorité des Pères présents au concile de Vienne refusèrent de le faire.
Mais le Pape Clément V passa outre cette décision et dissout « La Milice du Temple » à titre de provision par la bulle « Vox In Excelsis » du 22 mars 1312.
Les procès continuèrent contre les membres de l’Ordre et le Pape invita tous les princes chrétiens à le supprimer dans leurs domaines.
Une commission de trois cardinaux condamna les grands dignitaires à la prison perpétuelle.
En entendant prononcé cette sentence inique, Jacques de Molay et Guy d’Auvergne protestèrent de leur innocence.
Les cardinaux se troublèrent face à la foule qui prenait partie pour les Templiers. Les condamnés venaient de signer eux-mêmes leur sentence de mort.
Philippe IV Le Bel, fou de rage, ordonna de se saisir du Grand Maître du Temple et du Précepteur d’Aquitaine.
Le soir même du 18 mars 1314, à l’heure des vêpres, devant une foule épouvantée, les deux maîtres furent brûlés vifs dans l’île de la Cité. Jusqu’à la fin, ils montrèrent un très grand courage et proclamèrent l’innocence de l’Ordre.

MolayJacques de Molay et Guido Dauphin D’Auvergne sur le Bûcher

 La malédiction des Templiers :

Un historien italien contemporain affirme que Jacques de Molay se serait alors écrié :
« Soyez maudits Pape Clément, Roi Philippe, chevalier Guillaume de Nogaret, Esquieu de Florian et tous les traîtres à la foi donnée. Je vous assigne tous à comparaître devant le tribunal de Dieu pour recevoir votre juste châtiment ! Toi, Clément, à quarante jours et toi Philippe avant la fin de l’année et tous les autres à moins d’un an. Soyez tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races. »

Plaque_MolayAinsi, cette plaque rappelle le triste sort de cet homme et de ses frères qui n’auront pas su réformer « La Milice du Temple » pendant qu’il en était encore temps.
Alors, le roi ordonna aussitôt une dispersion rapide des cendres en espérant ainsi échapper à la malédiction.
Quelques jours plus tard, après la mort de Jacques de Molay, un fait historique remplira pendant toute une journée les Parisiens de terreur. Une véritable nuée de corbeaux se posa et recouvrit entièrement les toits du Palais Royal comme un présage de malheur ou un signe de deuil.
Le 20 avril 1314, Clément V meurt d’une affection intestinale.

Le 29 novembre 1314, Philippe Le Bel meurt d’un ictus cérébral au cours d’une chasse aux sangliers.

Ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée directe des Capétiens.
Entre temps, Guillaume de Nogaret était mort dans d’étranges circonstances.
Puis, c’est au tour d’Esquieu de Florian, Grand Inquisiteur de France, d’être poignardé.
Enfin, les deux principaux témoins de l’accusation, Gérard de Laverna et Bernard Palet sont pendus.

Avec l’affaire du Temple, la monarchie capétienne montre clairement qu’elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l’Église.

En 1318, plus de 3 000 chevaliers du Temple se seraient réunis à Spoleto (en Italie du nord). Deux factions se dessinèrent :

-Ceux qui voulaient venger l’Ordre.
-Ceux qui voulaient perpétuer les secrets de la chevalerie. Ce fut la deuxième qui décida de l’avenir.

En Espagne, les frères de « La Milice du Temple » entrèrent librement, avec tous leurs biens, dans les ordres monastiques et chevaleresques de Calatrava ou d’Alcantara.
En Aragon, le roi Jaume II ne voulut pas donner les biens de « La Milice du Temple » à « L’Ordre de Saint Jean de Jérusalem ». Il protesta en plein concile et demanda que les dépouilles du « Temple » lui fussent remises en faveur d’un nouvel ordre militaire. Jean XXII donna son accord le 10 juin 1317 pour la création de « L’Ordre Militaire de Montesa et de Saint Georges D’Alfama ».

Au Portugal, le roi Denis 1er créa, avec l’accord de Jean XXII, le 15 mars 1319, « L’Ordre du Christ » qui garda le manteau blanc, la croix templière, les chevaliers, les écuyers, les sergents, les possessions et les privilèges du précédent en adoptant la règle de Calatrava.

« L’Ordre du Christ » doit être considéré comme le seul et véritable successeur de « La Milice du Temple ».

Paul III sécularisa l’Ordre en 1542 en le soustrayant de l’autorité de Cîteaux et de Calatrava.
En 1551, une bulle du pape Jules III réunissait à la couronne les trois ordres militaires portugais: Avis, Santiago et du Christ.

Depuis 1834, il n’existe plus que comme ordre honorifique.

Quelques légendes quant à la survivance du Temple :

A côté de ses 3 ordres ibériques, pouvant être considéré comme les successeurs de « La Milice du Temple », se créa de prétendues chronologies de Grands Maîtres.
Des légendes invérifiables assurent que «  »La Milice du Temple » » serait devenu après sa dissolution une société secrète.
Nous retiendrons ici seulement quatre des principales légendes qui entourent la survivance de « La Milice du Temple » après sa dissolution en 1314 et dont nous donnerons les filiations ci-après.

1. La filiation de Beaujeu :
Selon un certain document, Jacques de Molay quelques jours avant sa mort, confia la tâche à François de Beaujeu, qui n’était pas un membre de l’Ordre, de récupérer un écrin de cristal. De Molay aurait initié Beaujeu et lui aurait confié la mission d’assurer la survie du Temple. Quand Jacques de Molay mourut, Beaujeu réunit neuf chevaliers de l’Ordre rescapé de la rafle et ils auraient juré de maintenir l’Ordre en vie.

2. La filiation d’Aumont :
Au soir du 18 mars 1314, Aumont et 7 autres chevaliers auraient récupéré les cendres de Jacques de Molay et criés les mots « Mac Benach » en jurant de venger l’Ordre. Aumont se serait alors rendu en Écosse.
Le 24 juin 1315, sur l’île de Mull, il aurait été désigné comme nouveau grand-Maître de « La Milice du Temple ». Ce noyau de Templiers serait à l’origine de la constitution de la loge maçonnique Heredom ou « Sainte Maison ».

3. La filiation de Larménius :
Cette légende fut propagée par l’abbé Grégoire, par Sédir et Guyot.
Frère Jehan Marc de Larmenius, commandeur de Jérusalem, aurait été désigné par Molay comme futur Grand-Maître.
Il fut nommé Grand Maître de « La Milice du Temple » en 1314 après la mort de Jacques de Molay.
Par la charte de transmission du 13 février 1324, il créa « L’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Saint-Jean de Jérusalem » pour que la filiation soit assurée et poursuivie au cours des siècles, jusqu’à ce que l’ordre puisse réapparaître aux yeux de tous et c’est ce qui se produisit au début du XIXème siècle.
L’Ordre serait alors resté dans l’ombre jusqu’en 1808 avec la résurgence officielle orchestrée par Fabré-Pallaprat.
Il y eu de profond changement en 1705 dans les statuts des Chevaliers de l’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Saint-Jean de Jérusalem, formés des règles sanctionnées dans les convents généraux et rédigés en un seul code, par le convent général de Versailles et en 1840 pour le rituel cérémonial de réception des chevaliers et dans le cérémonial d’intronisation des princes de « L’Ordre du Temple ».

4. La filiation de Geoffroy de Gonneville :
Désigné par Molay comme successeur, il aurait réuni un chapitre en Dalmatie, puis serait parti en Asie Centrale où l’on perd sa trace.

5. La légende du fabuleux « Trésor du Temple » :
La richesse « globale » du Temple ne fait aucun doute, bien que les dernières années en Terre Sainte montrèrent les limites de leurs ressources et que les dons en métropole se soient taris à partir de la seconde moitié du XIIIème siècle.

Paradoxalement, lors de l’arrestation des Templiers le vendredi 13 octobre 1307, aucune richesse particulière n’est saisie dans les maisons du Temple. Bien sur, il y a des objets et les meubles de la vie courante, mais ni or, ni monnaie, ni valeur fiduciaire.

Le rapport d’Alain de Pareilles, chef des archers du Roi, à Guillaume de Nogaret a été fait par écrit et relate ce qui a été trouvé au Temple de Paris: pratiquement rien! Le même état a été remis à Enguerrand de Marigny. Les deux documents figurent aux Archives Nationales.

Il est intéressant de se tourner vers une déclaration effectuée devant le Pape même par le Templier Jean de Chalon, du Temple de Nemours, en juin 1308. Ce dernier y déclare que la veille de l’arrestation des Templiers, un cortège comprenant trois chariot recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux Templiers, Hugues de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France. On peut facilement imaginer ces chariots chargés d’archives et d’or, les 50 chevaux étant destinés à remplacer ceux qui étaient épuisés lors d’un long voyage…

Gérard de Sède corrobore cette hypothèse dans son ouvrage « Les Templiers sont parmi nous » en citant un document conservé dans les archives secrètes du Vatican sous la cote « Register Aven -N°48 Benedicti XII, Tome I, folios 448-451 ». Selon ce document, le contenu des chariots aurait dû être chargé sur des navires dans le nord de la France…

Un document de la Bibliothèque Nationale de France fait état d’une liste de frères qui se sont enfuis. On y retrouve le nom de Gérard de Villers et celui de Jean de Châlon.

Gérard de Sède considère qu’il authentifie sa version…

On sait que le Moyen Age avec ses Abbayes spécialisées dans la production de documents a fourni un certain nombre de faux (palimpsestes,…). Pourquoi pas la déposition de Jean de Châlon…

Malgré cela, nous considérons l’hypothèse des chariots comme tangible pour les raisons suivantes :

– Le Temple de Paris a été trouvé pratiquement vide par les archers du Roi.

– Les Templiers ne pouvaient pas ignorer l’ordre d’arrestation lancé contre eux et diffusé dans tout le royaume près d’un mois avant la date fatidique.

L’existence d’un Trésor Templier (ésotérique, religieux, intellectuel ou financier, peu importe) reste probable…
De ce Trésor, il reste 3 pistes plus ou moins crédibles et bien des légendes…

La première piste :
C’est celle du Château de Gisors, dans l’Eure, où les chariots auraient fait escale. Hypothèse peu crédible, car si des Templiers ont été détenus à Gisors, à cette période le château est forteresse royale, gardée par les hommes de Philippe Le Bel.

La seconde piste :
C’est celle d’Humbert Blanc, le précepteur d’Auvergne qui s’est enfui en Angleterre, pays où les Templiers furent bien moins persécutés qu’en France. Il y aurait rejoint Gérard de Villers et ses chariots, le temps de laisser passer la vague d’arrestations. Ils seraient par la suite repassés en France, via l’Aquitaine pour rejoindre les monts d’Auvergne qu’Humbert Blanc connaît comme sa poche. Le Comté d’Auvergne relève alors du Duché d’Aquitaine, terre Anglaise. Autant dire que les gens de Philippe le Bel n’y sont pas les bienvenus… Dans ces contrées désertiques et sans guère de voies de communication, il leur aura été facile de dissimuler un Trésor dans une cache creusée dans la roche volcanique…

Humbert Blanc sera arrêté en définitive en 1309, mais il aurait largement eu le temps de remplir sa mission. Cette piste ne nous semble pas dénuée de fondement, le tristement célèbre Routier anglais Aimerigot Marches ayant passé des années à mettre à feu et à sang l’Auvergne entre 1370 et 1390. Ce n’est sans doute pas pour les richesses des seigneurs ruraux de cette contrée. Et Aimerigot Marches laisse, lui aussi, derrière lui une légende de trésor fabuleux caché dans les Monts d’Auvergne…

La troisième piste :
Elle passe également par l’Angleterre, les chariots sortis du Temple de Paris au soir du 12 octobre 1307 se seraient dirigés vers le Nord de la France pour charger leur cargaison sur des bateaux.
Du Nord de la France, l’Angleterre n’est qu’à quelques heures et l’on sait que les Templiers n’y seront pas persécutés comme en France. Même, un chevalier anglais, John Mark Laermanius aurait reçu de Jacques de Molay peu avant sa mort, la mission de faire survivre le Temple. Si l’on étudie un peu les principes de la Franc-Maçonnerie dite de « Rite Écossais », force est de constater que l’esprit du Temple souffla dans les îles Britanniques bien après son abolition en 1312…
Reste qu’entre la sortie des chariots du Temple de Paris et l’exécution de Jacques de Molay, 7 ans s’écoulèrent…

Liste non exhaustive des « résurgences templières » depuis 1314 :

1318 : Les Fidèles d’Amour.
Dante d’Alighieri termine cette année là, sa trilogie « La Divine Comédie ».
Il fait allusion à plusieurs reprises aux Templiers, à leur martyr et à leur résurgence.
Dante, Guido Cavalcanti et Pic de la Mirandole auraient fait partie d une confrérie secrète nommée « Les Fidèles d’Amour ».

1737 : Discours du Chevalier Ramsay
Le 21 mars 1737, Le Chevalier Ramsay prononce à Paris un discours, qui constitue encore la charte officieuse de « l’Ecossisme » en France.
L’Ordre maçonnique se serait ensuite uni avec les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, ce qui expliquerait pourquoi les loges étaient dites de Saint-Jean. De la Terre Sainte.
L’Ordre maçonnique aurait été introduit en Écosse d’où des grades dits écossais.

En 1743, le Baron de Hund, maçon allemand, aurait été initié à des « hauts grades » templiers par un dignitaire écossais (Charles Édouard Stuart, roi d’Écosse en exil à Paris?) qui le charge de développer le système templier sur le continent. Cette filiation templière écossaise proviendrait d’une persistance de l’Ordre du Temple à travers la création, grâce à Robert Bruce premier Roi d’Écosse, de l’Ordre du Chardon qui accueillit les Templiers français en exil lors de la dissolution du Temple par le Philippe le Bel.

1756 : La Stricte Observance Templière en Allemagne.
De retour en Allemagne en 1756, le Baron Von Hund crée, avec l’aide de Carl Gotthelf et Freiherr, la Stricte Observance Templière; ainsi nommée parce qu’une discipline rigoureuse y régnait et qu’elle se réclamait de l’héritage templier. Ce Régime (organisation de l’ensemble des grades) se développe largement en Allemagne et en Scandinavie, recrutant permis les loges d’origine anglaise qui devinrent ainsi « Rectifiées », modifiant leur statut pour permettre aux nouveaux grades templiers (Maître Écossais de Saint André, Novice et Templier puis Grand Profès) de faire suite aux trois grades habituels de la Maçonnerie (Apprenti, Compagnon, Maître). Le Baron de Brunswick devint Grand Maître en 1772 pour réorganiser le système qui devenait la proie d’aventuriers mystiques. Le rite prit alors le nom de Régime Écossais Rectifié.

1761 : Apparition à Metz du Grade de « Grand Inspecteur Grand Élu Chevalier Kadosch » au sein des Hauts Grades du Rite de Perfection. Ce « grade de vengeance » de  » Chevalier Kadosch » incorpore la légende templière.

1774 – 1782 : Apparition du Rite Écossais Rectifié au sein de la Franc-Maçonnerie.
Les origines du R.E.R. sont, historiquement, associées à quatre systèmes.

1 – la Maçonnerie symbolique avec ses trois degrés.
2 – l’Ecossisme de l’époque 18ème siècle.
3 – les Chevaliers Maçons Élus Cohens de l’Univers, avec Martinez de Pasqually, en 1754
4 – la Stricte Observance Templière, – Ordre germanique importé en France en 1774.

La synthèse en a été réalisée par Jean-Baptiste Willermoz, et, au travers de péripéties historique, l’ensemble fut adopté au Convent des Gaules, à Lyon en 1778, et confirmé à celui de Wilhemsbad en 1782.

Actuellement : Le R.E.R. est le rite « originel » de la Grande Loge Nationale Française (GLNF). http://www.glnf.asso.fr

Il est aussi pratiqué à la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO)
(Ex Grande Loge Nationale Française Opéra)
http://www.fm-fr.org/obediences/gltso

Il est également pratiqué au Grand Orient de France (GODF).
http://www.godf.org

– 1808 – 1863 : L’Ordre du Temple à Paris.
(Bernard Fabré-Palaprat)

– 1890 : L’Ordre Catholique de la Rose+Croix du Temple et du Graal
(Joséphin Péladan)

– 1904 : L’Ordre du Temple Rénové à Paris.
(René Guénon)

– 1905 – 1938 : L’Ordre Nouveau du Temple en Allemagne.
(Adolf Joseph Lanz).

– 1919 : L’Ordre De Molay à Kansas City dans le Missouri (USA)
(Frank S. Land / Louis Lower / Frank A. Marshall)
Walt Disney en fit partie.
http://www.demolay.org

– 1945 : L’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem à Paris.
(Antoine Zdrojewski)

– 1952 : L’Ordre Souverain du Temple Solaire (OSTS) à Monaco.
(Jacques Breyer et-Peronnik)

– 1962 : Le Souvenir Templier à Boulogne.
(Philippe d’Encausse et Robert Ambelain)

– 1963 : La Nouvelle Observance Templière à Nice.
(Alfred Weysen)
? : L’Ordre des Chevaliers du Saint Temple à Brive.
(Michel Carpenet)

– 1968 : Ordre Rénové du Temple (ORT) à Chartres.

– 1970 : Raymond Bernard, 1972: Julien Origas alias « Humbert de Franskenbourg ».

– 1970 : L’Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolimilitani à Porto au Portugal.
(Pino Da Sousa Fontes)

– 1970 : L’Ordre de la Ligue des Templiers Modernes de Jérusalem à Paris.
(Despradels)

– 1972 : L’Église Templière des Frères Aînés de la Rose+Croix à Saint Cyr-sur-Mer.
(Roger Caro)

– 1972 : Le Collège Templier (C+T) à Caluire et Cuire dans le Rhône.
(Jean Soucasse et Paul Soucasse)
Le Collège Templier s’inscrirait dans le droit fil de la Résurgence d’Arginy (12 juin 1952).
http://www.chez.com/templecollege

– 1973 : L’Ordre des Veilleurs du Temple / Militia Templi à Montpellier dans l’hérault.
(L. Metche, B. Damman et Pierre Mazaire)
« En 1973, 650 ans après le Chapitre de Dalmatie (voir : filiation de Geoffroy de Gonneville). L’Ordre du Temple resurgit à l’aube du 3ème millénaire sous l’impulsion des « Fidèles d’Amour », par l’intermédiaire de l’Ordre des Veilleurs Du Temple (OVDT), Tiers Ordre de la Militia Templi. »
Pendant neuf ans, l’Ordre des Veilleurs Du Temple / Militia Templi a mis en place ses structures et son enseignement, jusqu’en 1982, où il apparut au grand jour. Cette même année a eu lieu, lors d’un Conclave, l’élection du 23ème Grand Maître de l’Ordre du Temple.
http://www.ovdt.org

– 1976 : Cercle du Temple et du Saint Graal.
(Noël R. et Jean-Marie Parent)

– 1978 : L’Ordre du Temple Cosmique.

– 1978 : La Fraternité Johannite pour la Résurgence Templière – Cassel
(Jean-Marie Parent et R. Facon).
Il est rebaptisé le 27.12.1984 Ordre des Chevaliers du Temple Christ Notre Dame.
A Louveciennes (Bernard Delattre)

– 1978 : Internationale Ökumenische Templer-Orden (IOTO)
http://www.templer-orden.de

– 1984 – 1994 : Ordre International Chevaleresque Tradition Solaire / Québec, Suisse.
(Luc Jouret et Joseph Di Mambro)
De sinistre mémoire (53 victimes) plus connus sous le nom d’Ordre du Temple Solaire.

– 1987 : L’Ordre Souverain du Temple Initiatique à Paris.
(Raymond Bernard->1997)

– 1988 : Le Grand Prieuré Magistral de Suisse de l’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem :
Le Grand Prieuré Magistral de Suisse se rattache en 1988 à l’O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani).
http://www.templiers.ch

– 1992 : L’Ordre des Veilleurs du Temple se dote d’une structure élargie appelée Ordre du Temple International – Militia Templi, pour fédérer les Ordres frères présents dans différents pays (France, Italie, etc.…).

– 1993 : Fusion de l’Ordre Souverain du Temple Initiatique et du CIRCES sous la dénomination OSTI.

– 1993 : L’Ordre Régulier et Souverain du Temple (ORST)
Propriétaire de la marque « Ordre du Temple », cet ordre développe un projet de création d’un État (l’État Souverain du Temple).

– 1999 : L’Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale (CTPSAR).

BIBLIOGRAPHIE :
Dans un souci de vous éclairer avec justesse, nous vous avons présenté une synthèse des faits tel que les sources historiques principales concernant les templiers nous les ont transmises à savoir :

-Foucher de Chartres (1056-1130).
-Guillaume de Tyr (1130-1136) « Historia….Recueil des historiens des Croisades », Paris, 1844.
-Jacques de Vitry (1170-1240) « Historia Orientalis », Paris, 1597.
-Jean de Joinville « Histoire de Saint Louis ».
-Les bulles papales successives des pontifes Urbain III, Eugène III, Innocent III, etc.
-Les pièces du procès de 1307 à 1314.
-Mathieu Paris « Chronica Majora », Londres, 1872-1884.
-Etienne Baluze « Vitae paparum avenionensis », Paris, 1698.
-Pierre Dupuis »Histoire de l’Ordre Militaire des Templiers ». Bruxelles, 1751.
-Différents écrivains contemporains (Bordonnove, Dalliez, Michelet, Melville, Réju, etc…).

enclos_du_templeL’enclos du Temple à Paris